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Frères de sang.
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Message Posté le : 18 pmvMar, 01 Avr 2008 12:06:07 +000006Mardi 2008----121242. (2008)    Sujet du message : Frères de sang. Répondre en citant

Frères de sang.


Il fait nuit, la lune les éclaire lui et ses larmes, le vent froid lui caresse les joues n'altérant en rien sa pensée, pénétrante, rongeante même.
Toute sa vie il savait que ce moment viendrait, il croyait être préparé mais à l'évidence, il n’en est rien. Pour la énième fois il essuie ses yeux embués, par le malheur et la fatigue.
« Hé Greg, tu verras un jour tu me regretteras... »
Cette phrase le torture. Lorsque Chris la lui avait assenée, quelques années auparavant, jamais il n’aurait imaginé* qu’il s’en souviendrait dans de telles circonstances.
Ils étaient des amis, des frères, ils se disaient tout, ne se cachait rien, ensemble ils ont partagé souffrance et fous rires*, ils se racontaient tout, unis dans l’amitié comme les racines le sont à un arbre. Ce matin une tempête a soufflé sur la vie de Greg, son ami l’a laissé seul.
Certains diront que c’est lâche, d’autres encore penseront qu’il a fait preuve d’égoïsme, Greg lui se dit juste qu’il ne comprend pas. Il souffre, pleure son frère de sang.
Il se souvient de ce jour, lorsqu'ils se sont décidés a devenir de véritables frères de sang... Ils étaient gamins, onze ou douze ans peut être, ils avaient pris un bout de verre et s’était coupés le bout du doigt. Deux gouttes de sang avaient perlé, une pour chacun, ils les avaient mélangé, solennellement. Pour eux c’était plus qu’un acte d’enfants, c’était une manière de sceller leur amitié à jamais. Ce souvenir reste, et restera sans aucun doute l’un des plus fort de Greg envers chris.

Greg est plutôt introverti, calme et casanier. Chris était plus jouette, expressif et confiant. Deux personnes si différentes et, par conséquent, si complémentaires... Rien ne parviendra à consoler Greg, il est désormais seul. Peu importent les copains, les copines, ni même la famille. Son frère de sang c’était lui, une partie de lui, et il s’en est allé ce matin très tôt, trop tôt.
Il repense à ce poème, écrit pour son ami alors qu’il croyait l’avoir perdu pour de vrai, ce poème disait :


On s'dit à demain,

On était innocents, on s'taquinait de temps en temps
Comme tous les gosses, jamais méchamment

On a grandit ensemble, pourtant on s'dit plus rien
Je ne perds pas espoir... J'attends de voir demain

On était les meilleurs amis, sans doute pour la vie
Je n’arrive pas à croire qu'on puisse être désunis...

Pour toujours, j'imaginais qu'on était frères de sang,
Tu te souviens comme moi, on avait prêté serment

Serait-il possible que j’aie perdu mon temps ?
Notre union n'était-elle qu'une chimère d'enfants ?

On s'redit bonjour, on parle de temps en temps, encore
Mais tout comme notre amitié, notre serment est mort

Avec le temps, les événements, une discorde nous divise
Si je puis changer les choses, j'aimerais que tu me lises

On a fait les quatre cents coups, main dans la main...
Est-ce possible ? Maintenant on s'dit plus rien.

On s'dit pas même à demain

Greg est de retour chez lui, désormais. Sans prendre garde à ses lèvres gercées par le vent froid de la ville; sans se préoccuper de son estomac, vide depuis deux jours, il prend place dans le fauteuil, près de la cheminée. Entre ses mains, le poème qu'il a exhumé d'un quelconque tiroir. Il le relit, et le relit encore, comme si cet acte simple pouvait ramener Chris à la vie. Une larme brûlante transperce le papier vieilli par les années écoulées depuis sa rédaction...
Soudain, quelque chose tombe sur le plancher, émettant un petit bruit presque couvert par le crépitement des flammes, dans l'âtre. Greg se penche, et découvre avec surprise une vieille photographie, qu'il vient manifestement de libérer des replis du poème entre ses mains. Il la saisit avec émotion. La minuscule photo représente un petit garçon, entouré de deux amis, bras dessus, bras dessous. Le petit garçon a le cheveu noir et de grands yeux curieux : C'est Greg, il était alors âgé de onze ans. À sa droite se trouve Chris, de longs cheveux blonds tombent sur son cou, un sourire éclaire son visage d'enfant. S'il avait pu deviner son avenir, jamais il n'aurait sourit ainsi, se dit Greg. Sur sa gauche, c'est une petite fille que Greg découvre. Une petite fille rousse, adorable.
Alors, l'homme devant sa cheminée ferme ses yeux endoloris et se souvient...

Ce jour la, il était assis sur le petit muret en pierre, devant la maison des Defevre. Comme chaque matin depuis le début des grandes vacances, il était venu admirer la petite Sophia jouer avec sa corde à sauter. Il la trouvait belle, si belle tandis qu'elle sautait avec grâce, comme si personne ne pouvait la voir. Cette fois encore, elle jouait seule, Greg pensait que les autres petites filles étaient jalouses, jalouses de cet ange débarqué dans un monde d'humains.
Il aurait bien voulu la rejoindre, lui parler, mais sa timidité maladive l'en empêchait, alors il restait là, sur ce muret, comme un imbécile, à contempler un spectacle qu'il espérait ne jamais se voir terminer.
C'est alors que Chris l'avait rejoint pour la première fois, un sourire ironique peint sur son beau visage. Il ne s'était pas présenté, il avait juste dit d'une voix claire et décidée :
« Alors quoi gaillard? Va lui parler ! Non tu préfères rester bouche bée jusqu'à la fin de la journée bien sur ? »
Le silence que lui avait renvoyé Greg était suffisamment éloquent, alors Chris avait pris les devants : il était allé voir Sophia et s'était mis, en faisant exprès de parler fort, à vanter la beauté et l'adresse de la jeune fille. Cette dernière interloquée semblait sous le charme.
Greg ressenti de la colère, comme si on l'avait dépossédé de son bien, dépossédé de ses rêves. Il s'était levé d’un bond et accouru vers le lieu du « drame », sans même savoir ce qu'il pourrait bien dire...
En le voyant arriver, Chris avait annoncé d'une voix chaleureuse, à l'intention de Sophia :
« -Ah ! Et je te présente...euh... »
- « Greg !... » lui avait soufflé le malheureux, rouge de colère et de honte.
- « Voila, Greg. C'est mon meilleur ami, c'est lui qui m'a suggéré de venir te voir... Il parlait de toi si souvent, on aurait cru qu'il était amoureux... franchement je le comprends maintenant ! »
Greg avait rougi comme jamais. Le sourire empli de joie que lui avait adressé Sophia ne faisant qu'augmenter sa timidité. À cet instant précis, il avait remercié les dieux d'avoir mis Chris sur son chemin...

Greg se leva un instant pour remettre du feu dans l'âtre, épuisée comme lui, ha Sophia...
Il l'avait aimé durant presque toute son adolescence ! Puis elle était partie au Japon pour ses études supérieures. Etait-elle au courant du suicide de Chris ? Se souvenait-elle même qui il était ?
Greg s’en veut tant, il se rend compte que Greg est toujours resté seul, il a fait des rencontres, il a eu des amies, mais jamais rien de sérieux.
Il avait fait le choix de rester seul, il disait toujours que les filles ce n’était pas pour lui, qu’il était trop indépendant, mais surtout il avait toujours vu en elles une forme d’hypocrisie.
Greg ne l’avais jamais compris, et ne le comprends toujours pas, qui sais, si il s’était marié il n’en serait peut être pas arrivé la, toute la journée il a cherché une lettre, un signe qui expliquerait son geste, il a fouillé son portable, aucun message, il a fouillé sa maison, rien pas un signe.
Chris était seul, sans famille depuis quelques années, en réalité son seul contact c’était Greg, il lui confiait tout, pourtant ils avaient vieilli tous les deux, mais leur rapport était resté celui de l’adolescence, franc, sincère et complices.
Pourquoi, mais pourquoi Chris avait pris la décision de précipiter sa vie du haut de cette falaise.
Greg se souvint alors que l’unique passion de Chris était l’écriture, et qu'il y aquelques mois il lui avait fait lire un petit récit écrit de sa main, il se souvient oui, un effroi le transperce, il fouille partout dans ce fichu tiroir et finit par retrouver le texte en question, il se mit a le relire, les mains tremblantes.

Le vieil homme triste….

Les années ont passées, son visage s’est ridé. Les genoux blessés, les mains gonflées et criblées de taches rousses, son pas est lourd et ralenti…

Le col relevé, le chapeau bien vissé, l’homme avance mains dans le dos et songe au passé.

Le voila bien seul. En réalité la solitude est son lot.
Qui pourrait comprendre son âme, ses pensées marquées par cette période sombre de son existence ?

Continuant son chemin, repensant a ces visages et surtout celui la, une énième larme se fraye un chemin aisé dans une ride déjà si creusée par les années.

Non, même l’oubli n’a pas eu raison de cette cicatrice qui, bien que vieille, reste apparente.
Il lui arrive encore comme ressenti, même redouté à l’époque, qu’elle saigne encore, oui, mais d’autres aussi. Le résumé de sa vie est un échec…
L’espoir d’un renouveau, d’une renaissance tant désirée, jamais venue, malgré les efforts consentis.
Certes la sagesse a eu raison de sa désillusion, de son mal être, mais comment se fait-il que la vie n’ai pas pris le dessus ? Et puis cette personne qui le hante, le tourmente…
Ce spectre, responsable de son tourment de son mal l’ignore…
Le voici bien vieux, au-dedans de son pauvre cœur. Son âme pleure à nouveau, son corps le meurtrit encore. Le regard, troublé par l’âge, où les larmes qui s’amorcent doucement aux relents des souvenirs de sa peine, de ses regrets, du mal qui s’est épanché autour de sa personne.

A l’horizon, une ombre se dessine, l’appelle, l’attire...
La mort le guette, et lui l’attends là, debout, mains dans le dos, se murmurant que cet Eden infernal ne mène nulle part, persuadé d’avoir trop vécu pour souffrir. Son regard patient s’attarde sur elle, celle-ci l’attend.
L’attente, les cris, les pleurs, sa haine et son désarroi arrivés au comble du supportable. C’est sa sagesse et sa déraison unie qui le font avancer vers le néant qui patiente.

Cet être l’a toujours et sans cesse hantée, trop souvent. Les genoux au sol, résigné à se réveiller chaque matin, angoissé, la peur au ventre, la torture à l’esprit, et puis cette plaie qui lui fait si mal, si mal…

Encore un effort, quelques pas et le voila arrivé au terme de son enfer. Levant les yeux plus haut que de coutume, jetant un ultime regard aux cieux qui sont resté fermé a ses prières, à défaut de monter vers lui le vieil homme est résigné à descendre là ou ce fantôme l’a conduit : en enfer…

Au souvenir de sa vie, de son désarroi, une dernière fois sa pensée se trouble à son souvenir…

Baissant la tête, yeux clos, il fait un dernier pas en avant qui ne le mènera cette fois nulle part.
Un dernier pas, élan de courage qui le fait sombrer, s’engouffrer dans les airs. Les larmes giclent cette fois de ses yeux meurtris. Ses doigts, si endoloris d’habitude, s’écarquillent…
Ouvrant la bouche et criant son prénom une ultime fois, sa dernière pensée va à cette personne. Ensuite plus rien…

Le vieil homme a sombré, sa sagesse ou sa déraison l’ont jeté du haut de son malheur par cette nuit froide.
Gisant ainsi là où il a toujours été : plus bas que rien… Allongés dans le sang de sa souffrance, avec lui, son malheur et sa peine ont expiré….

« Mon dieu » se dit Greg.
« Que dois je comprendre ? Qui est cette personne ? Il a écrit la ce qu’il a fait ce matin, j’hallucine… »
Tremblant Greg se remet à pleurer, il craint comprendre, est ce possible ?
Greg savait que Chris avait eu un frère et que celui-ci était décédé vers les dix ans de Chris, il devait avoir cinq ou six ans quand il fut emporté par une leucémie.
À l’époque déjà la maladie était méconnue, et on en mourrait très vite, Chris avait été bien malheureux, il avait tant pleuré son petit frère, ses parents étaient resté inconsolable et lui s’était enfermé dans un mutisme durant plusieurs mois, et en y réfléchissant bien, depuis ce drame Chris avait changé, il avait gardé son franc parler mais il avait de longs moments de solitude, d’égarements, il pouvait aussi disparaître plusieurs heures et ne revenir qu’une fois le soir tombé.
Greg est certains que c’est à ce moment la que Chris et lui étaient devenu de plus en plus complices.
Greg se rappelle du jour ou tous les deux marchaient dans la rue quand ils virent un adolescent s’en prendre à un gamin pour des broutilles, Chris avait lâché son cartable d’un coup et s’était mis à courir vers eux, avait sauté au cou de l’adolescent pour l’étrangler jusqu'à ce qu’il lâche le gamin, l’adolescent surpris par la vélocité de Chris s’était enfui en vociférant de loin.
De retour auprès de Greg Chris s’était mis à pleurer à chaudes larmes en murmurant une seule phrase la tête blottie contre l’épaule de son ami, « il me manque trop, je veux crever… ».
Greg crois comprendre maintenant, toute sa vie Chris était resté renfermé quoique joyeux et agréable quand même, mais il est certain qu’il a vécu avec un poids, un chagrin inconsolable.
Greg ferme le tiroir et au moment de sortir se souvint d’une dalle sous le lit de Chris ou celui-ci cachait parfois quelques petites choses, il souleva la dalle et vis une enveloppe bien blanche contrairement aux autres papiers que contenait la boite.
C’était une lettre de Chris, écrite juste avant qu’il ne mette fin à ses jours, elle disait :

Mon petit Greg,

Je sais que tu découvriras cette lettre, seul toi connais mes petites cachettes.
Je suis désolé mon frerot de te laisser seul comme ça, je suis encore plus désolé d’avoir attendu tout ce temps, mais comme le disait nos parents et grands-parents, avec les années, les souvenirs s’accentue, moi j’ai une plaie au cœur depuis mes onze ans et elle est béante à ce jour…
La perte de mon petit frère m’as tué depuis soixante ans déjà, mais je ne peux plus, je rêve de lui, il hante mes pensées et mes journées, je n’ai qu’un rêve depuis ce jour tragique, le rejoindre pour le serrer contre moi lui dire combien il m’a manqué et combien je l’aime.
Pardonne moi mon frerot, sans toi je serais déjà mort tu as été plus qu’un ami, plus qu’un frère pour moi, ne change rien à ta vie, pense à moi comme étant soulagé et en paix auprès de mon petit ange de frère.
Par delà la mort nous resterons amis , par delà tous les mots et les écrits mon Greg nous sommes frères , oui nous sommes frères de sang, n’oublie jamais mon frère…je t’aime.

Greg tomba à genoux et en sanglot, regardant la lettre, murmura :
« Je t’aime aussi mon frère, je t’aime… »
_________________
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Message Posté le : 18 pmvMar, 01 Avr 2008 12:06:07 +000006Mardi 2008----121242. (2008)    Sujet du message : Publicité

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Message Posté le : 18 pmvMar, 01 Avr 2008 23:17:07 +000017Mardi 2008----121142. (2008)    Sujet du message : Frères de sang. Répondre en citant

D'abords, le style est bien agencé, à part quelques erreurs d'inattention vite révisables.

Rien ne montre au début de la nouvelle qu'il s'agit de sexagénaires. On pense plutôt à deux adolescents, selon leur présentation. Donc il ya flottement côté "situer" le lecteur. On a seulement cette phrase énigmatique au milieu du texte : l'homme devant sa cheminée.

Greg retourne chez lui : Il vit seul alors . Mais voilà que tout indique vers la fin que Chris vivait avec lui !

Le début du texte suggérait une mort naturelle de Chris, mais ce n'est qu'à la fin qu'on apprend  la cause : le suicide.

L'épisode sur sophia présageait qu'elle jouerait un rôle important dans cette histoire. Mais ce n'est pas le cas.

L'énigmatique premier texte de Chris suggérait que la personne à qui il pensait était certainement Sophia. Mais il n'en est rien !

Déjà on devinait, mais à tort, qu'il s'était suicidé, lui le jeune homme selon notre lecture du début, à cause du sacrifice de son amour au profit de son frère de sang; mais il n'en est rien !

Voilà qu'attérit une lettre ultime de Chris dans laquelle il explique son suicide : la mort de son vrai frère il ya de cela au moins 50 ans ! cela ne tient pas.

Du coup, cette explication rend inutiles deux personnages: Sophia et le faux frère, Greg lui-même !
Le sacrifice pour le vrai frère rend inutile la présence d'une fratérnité de sang qui a duré 50 ans et un amour peut-être inavoué pour Sophia.

Il ya des disfonctionnements qui font que le noeud de l'histoire s'est mal dénoué selon mes désirata naturels de lecteur neutre que suggéraient  le début de l'hisoire.

Finalement il ya comme un goût de déception qui accompagne la fin de la nouvelle  durant  ma lecture de lecteur  standard.
_________________
Rien ne sert de discourir, il faut parler à point.


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Message Posté le : Aujourd’hui à18 pmvMer, 12 Déc 2018 18:07:20 +000007Mercredi 2008----120642. (2018)    Sujet du message : Frères de sang.

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